Arrache-Moi

“N.V.S/ Laisser venir” Exposition à l’Ecole Nationale Supérieure de Lyon France, du 21 Mai au 17 Juillet 2015

laisser-venir

L’exposition s’inscrit dans le cadre de la 4e édition de la Master-class “Initiation au commissariat d’exposition en art contemporain” dirigée conjointement par Marie Frétigny-Ryczek & David Gauthier de l’ENS de Lyon et par Nathalie Ergino & l’équipe de l’Institut d’art contemporain. Les étudiantes de la formation Recherche Art 06  avec l’Institut d’Art Contemporain – Villeurbanne sont les commissaires de l’exposition.

Elisabeth BALLET, François BAUCHET, John COPLANS, Rebecca HORN, Véronique JOUMARD, Martine NEDDAM, Arno PIROUD
Oeuvres de la collection de l’Institut d’Art Contemporain

Une proposition de commissariat collectif de :

  • DEGENNES Juliette
  • DESMOTS Eléa
  • GUERIN Perrine
  • KARCZEWSKI Julie
  • ROGGEMAN Amandine
  • ROYER Annabelle

Formation Recherche 2015 Institut d’Art Contemporain / ENS de Lyon ART 06

L’exposition
Roland Barthes, dans son essai Fragments du discours amoureux (1), écoute la voix de l’amoureux et tente de l’exprimer en se concentrant sur différents thèmes clefs d’une relation :« Absence », « Je t’aime », « Jalousie », « Rencontre »… Il clôt son ouvrage en forgeant le concept de Non Vouloir Saisir (N.V.S). Il pointe un des problèmes essentiels de la relation amoureuse : le désir d’appropriation. Selon lui, il faudrait que le sujet prenne la « décision désormais d’abandonner tout ‘vouloir saisir»,« Pour que le N.V.S puisse rompre avec le système de l’Imaginaire, il faut que je parvienne (…) à me laisser tomber quelque part hors du langage, dans l’inerte, et, d’une certaine manière, tout simplement, m ’asseoir . (…) Et denouveau l’Orient : ne pas vouloir saisir le non vouloir saisir ; laisser venir (del’autre) ce qui vient, laisser passer (de l’autre), ce qui s’en va ; ne rien saisir, nerepousser rien : recevoir, ne pas conserver, produire sans s’approprier etc. »Ce passage est imprégné de philosophie taoïste et, transposé à l’art, notammentcontemporain, il offre une approche fertile. En effet, l’art contemporain repose essentiellement sur la relation avec le « regardeur », pour reprendre l’expression de Duchamp, « regardeur » qui tend de plus en plus à devenir un « acteur ». Avec la modernité, et l’ouverture de l’oeuvre d’art considérée jusqu’alors comme un tout autonome, l’accent sera mis du côté de la réception.Note : (1) Barthes, Roland, Fragments d’un discours amoureux , Seuil, 1977

Contact :

Marie Frétigny & David Gauthier
marie.fretigny

Partenaires :

Institut d’art contemporain – Villeurbanne
avec le soutien de la Région Rhône-Alpes



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